Jésus vient dans la gratuité totale et nous offre son amitié

"En ceci consiste son amour : ce n'est pas nous qui avons aimé Dieu, c'est lui qui nous a aimés et qui a envoyé son Fils" (1 Jn 4 10)

 Jésus vient nous rencontrer comme il a rencontré ses amis Jean-Baptiste, Marthe, Marie et Lazare.

 

 

Jean-Baptiste dit : " ...au milieu de vous se tient quelqu'un que vous ne connaissez pas..." (Jn 126). En voyant Jésus venir à lui, il proclame : "C'est lui qui baptise dans l'Esprit" (Jn 133). "Voici l'Agneau de Dieu." (Jn 136). "Cela se passait à Béthanie au-delà du Jourdain où Jean baptisait" (Jn 128).

À Jean-Baptiste, il est donné de le connaître et cela le réjouit : "quant à l'ami de l'époux, il se tient là, il écoute, et la voix de l'époux le comble de joie. Telle est ma joie et elle est parfaite." (Jn 329). 

     

 

 

Marthe, Marie et Lazare ont reçu le don de l'amitié :

"Jésus aimait Marthe et sa sœur et Lazare" (Jn 115).

Il leur est donné de le contempler lors de ses passages et ses séjours à Béthanie près de Jérusalem.

 


L'amitié de Jésus offerte aux hommes a traversé les siècles. Elle fait partie de la Tradition de l'Église.

Ainsi Aelred de Rievaulx, abbé cistercien du XIIe siècle, a fait l'expérience de cette amitié du Christ dans sa vie contemplative. Il a écrit à ses moines :

"Pour porter du fruit, il faut goûter la joie de l'amitié"... "L'on peut attribuer à l'amitié ce que l'on a pu dire de la charité : que Dieu est amitié, et quiconque demeure dans l'amitié demeure en Dieu et Dieu en lui. L'amour est la source de l'amitié... n'estimons pas qu'il n'y a nulle différence entre la charité et l'amitié. Il y en a plusieurs : l'autorité divine nous oblige à comprendre dans la charité plus d'hommes que notre amitié n'en embrasse. Nous sommes contraints par la loi de la charité d'accueillir dans notre amour nos ennemis et nos amis, et nous disons nos amis ceux seulement auxquels nous osons confier notre cœur et ce qu'il contient, y étant liés par la loi d'une même confiance."


 

Quatre siècles plus tard, Ignace de Loyola et ses deux premiers compagnons, François-Xavier et Pierre Favre, se disaient amis dans le Seigneur alors qu'ils étudiaient à Paris la théologie, les Arts et les Lettres. Le soir où ils prononcèrent le vœu de Montmartre, "ils décidèrent de se réunir tantôt chez l'un, tantôt chez l'autre, pour prendre ensemble un modeste repas, et ranimer dans de pieux entretiens leur charité mutuelle au foyer d'une douce intimité." (P. Lécrivain s.j. - "Paris au temps d'Ignace de Loyola 1528-1535").

  


 

 Le Concile Vatican II déclare dans la constitution conciliaire Dei Verbum :

" Dieu qui est invisible s'adresse aux hommes comme à ses amis et converse avec eux pour les inviter à entrer en communion avec Lui

et les recevoir en cette communion. " (D.V. 2)

La réponse adéquate à cette invitation est la foi.

Lors de la messe d'ouverture du Conclave, le 18 avril 2005, le cardinal Ratzinger, futur Benoît XVI, disait :

"Le Seigneur définit l'amitié de deux manières. Il n'y a pas de secrets entre amis : le Christ dit tout ce qu'il entend du Père ; il nous donne sa pleine confiance, et, avec la confiance, il nous donne aussi la connaissance. Il nous révèle son visage, son cœur."

"Le second élément par lequel Jésus définit l'amitié, est la communion des volontés."

  


  

Pour nous, à Béthanie, nous sommes amis de Jésus. Et entre nous, nous sommes amis dans le Christ.

C'est cet appel à vivre l'amitié du Christ qu'ont entendu les fondateurs de la Communion de communautés Béthanie :

Brigitte-Violaine Aufauvre, Geneviève Constant, religieuse du Sacré Cœur, ainsi qu'Étienne Garin, jésuite, accompagnateur spirituel de la Communion de communautés Béthanie.